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Le carbone en circuit court
Cette plateforme vous permet d’acheter des crédits carbone labellisés par l’État (Label Bas-Carbone) directement auprès d’agriculteurs identifiés de la coopérative CAVAC, en Vendée et dans le Grand Ouest. Pas d’intermédiaires opaques, pas de projets à l’autre bout du monde : des parcelles identifiées, ici, dans le Grand Ouest.
Comment ça fonctionne
Un technicien agricole de la CAVAC mesure les émissions et le stockage de carbone de chaque exploitation, parcelle par parcelle. Un scénario de référence est établi : c’est la situation « sans changement de pratiques » à laquelle les progrès seront comparés.
Le projet est déposé au Label Bas-Carbone, le cadre de certification du Ministère de la Transition Écologique. Un audit indépendant vérifie la méthode, les chiffres et l’engagement de l’agriculteur sur la durée du projet. Les projets carbone de nos 14 fermes ont été labellisés le 14 août 2024 (dossier n°13437099).
Le crédit est coté à la tonne (50 € HT), mais vous en achetez la fraction qui correspond à vos émissions réelles : la vente se fait au kilo, à partir de 150 kg. Un séjour à 624 kg coûte 31,20 € HT, pas 50 €. Chaque kilo est rattaché à une ferme précise, son contrat et ses parcelles. 81 % du montant vont au territoire, dont la part de l’agriculteur, garantie par contrat.
Vous recevez par e-mail un certificat carbone nominatif accompagné de la facture correspondante. Puis, dès que la tonne est constituée avec les autres contributeurs de votre ferme, Agriculteurs de Vendée la retire du registre national, pour votre compte, et vous transmet la référence de retrait. Un kilo retiré ne peut être ni revendu, ni compté deux fois. C’est votre preuve d’action, opposable et vérifiable.
Les pratiques sont contrôlées chaque année et les fonds destinés aux agriculteurs sont garantis par contrat. Vous recevez les nouvelles de votre ferme : c’est un lien qui dure, pas un achat ponctuel.
L’agriculture régénérative, c’est quoi ?
Régénérer, c’est faire mieux que préserver : remettre de la vie dans les sols, du carbone dans la terre et de la résilience dans les fermes. Quatre principes guident nos 14 exploitations :
Un sol nu perd son carbone, son azote et sa terre. Couverts végétaux et résidus de récolte le protègent toute l’année.
Amendements organiques et travail du sol réduit : les vers de terre et micro-organismes reconstruisent l’humus qui stocke le carbone.
Rotations longues, légumineuses, assolements variés : la diversité casse les maladies et fertilise naturellement.
Moins d’engrais de synthèse et de produits phytosanitaires : la fabrication et l’épandage des engrais azotés sont l’une des premières sources d’émissions agricoles.
La méthode « Grandes Cultures » du Label Bas-Carbone
Développée avec les instituts techniques agricoles et approuvée par le Ministère de la Transition Écologique, la méthode Grandes Cultures définit comment mesurer, vérifier et certifier les gains carbone d’une exploitation céréalière. Elle reconnaît deux types de gains : les réductions d’émissions (fertilisation azotée optimisée, moins d’intrants et d’énergie) et le stockage de carbone dans les sols (couverts, restitution des résidus, apports organiques). Chaque gain est calculé par rapport à un scénario de référence propre à l’exploitation, avec des marges de prudence appliquées aux calculs. Voici les leviers reconnus, tels qu’activés sur nos fermes :
Le Label Bas-Carbone : une certification d’État
Le Label Bas-Carbone est le cadre français de certification carbone, piloté par le Ministère de la Transition Écologique. Seules des méthodes approuvées officiellement — comme la méthode Grandes Cultures — peuvent générer des crédits.
Un projet n’est labellisé que si les gains vont au-delà de ce qui se serait passé sans lui. C’est la comparaison au scénario de référence : pas de crédit pour des pratiques déjà en place.
Les réductions sont vérifiées sur le terrain par un auditeur indépendant avant toute reconnaissance. Les calculs intègrent des rabais de prudence pour tenir compte des incertitudes.
Chaque tonne reconnue est inscrite dans un registre national, et l’inscription s’y fait par lots de 100 tonnes. Nous regroupons donc votre contribution avec celles des autres contributeurs de la même ferme jusqu’à ce que 100 tonnes soient collectées sur cette ferme, puis Agriculteurs de Vendée procède au retrait — sous son propre nom au registre, et pour votre compte. Soyons précis, parce que la nuance compte : au registre national, c’est Agriculteurs de Vendée qui figure, pas vous. Ce qui vous rattache à cette tonne, c’est la liste nominative des contributeurs du lot, que nous tenons, publions et qui vous est communiquée avec la référence de retrait. Un kilo retiré ne peut être ni revendu, ni compté deux fois — et Agriculteurs de Vendée ne revendique jamais ces tonnes pour sa propre neutralité : la réduction est portée par vous, et par vous seul.
L’agriculteur s’engage sur la durée du projet. Le suivi annuel vérifie le maintien des pratiques jusqu’au bilan final.
Et ce n’est pas nous qui le disons : nos projets sont publiés par l’État. Vérifiez le dossier n°13437099 sur le site du ministère ↗
Pourquoi soutenir nos agriculteurs locaux
Chaque tonne est mesurée parcelle par parcelle, labellisée par l’État et retirée d’un registre officiel. Pas de promesses lointaines et invérifiables : des réductions d’émissions et du carbone stocké dans des sols d’ici, contrôlés sur le terrain.
Ces fermes produisent les céréales, les légumineuses et les fourrages de notre alimentation. Moins d’engrais de synthèse et de produits phytosanitaires, des sols vivants : la transition carbone, c’est aussi du mieux dans nos assiettes.
Votre argent finance la transition d’exploitations d’ici : il aide des agriculteurs à transformer leurs pratiques sans mettre en danger leur équilibre économique, et prépare l’agriculture qui nourrira le territoire demain.
81 % de chaque crédit vont à l’agriculteur — à prix garanti par contrat — et au technicien agricole qui l’accompagne. L’argent du carbone reste sur le territoire, chez ceux qui font le travail.
Pourquoi des sols agricoles, plutôt que des forêts lointaines ?
Les crédits agricoles du Label Bas-Carbone sont délivrés après vérification des réductions réellement obtenues sur le terrain — pas sur la promesse d’un arbre qui poussera dans 30 ans.
Un couvert semé cet automne travaille dès cet hiver. Les changements de pratiques produisent leurs premiers effets dès la récolte suivante, mesurés à chaque suivi annuel sur la durée du projet.
Les sols agricoles figurent parmi les tout premiers puits de carbone naturels de France. Chaque hectare qui regagne de l’humus retire durablement du CO₂ de l’atmosphère — tout en produisant notre alimentation.
Pas d’incendie qui relâche tout en une nuit : le carbone du sol est suivi, contrôlé, et les calculs intègrent des marges de prudence définies par la méthode.
Vos questions, nos réponses
Qu’est-ce qu’un crédit carbone, exactement ?
Un crédit carbone correspond à 1 tonne de CO₂ évitée ou stockée, vérifiée par un auditeur indépendant et inscrite au registre du Label Bas-Carbone. Ici, vous n’êtes pas obligé d’en acheter une entière : vous financez le nombre de kilos que vous avez réellement émis (à partir de 150 kg). Nous regroupons ensuite les contributions par ferme ; dès que 100 tonnes sont collectées sur une même exploitation, le lot est inscrit au registre par Agriculteurs de Vendée pour votre compte — personne d’autre ne pourra jamais les revendiquer. Ce regroupement demande du temps ; votre numéro de contribution, lui, vous est attribué dès le paiement, et l’avancement du lot de votre ferme est public à tout moment.
Est-ce que c’est de la « compensation » ?
Nous préférons parler de contribution : acheter des crédits ne remplace pas la réduction de vos propres émissions, c’est le geste d’après. Vous financez la transition d’une ferme du territoire, au-delà de votre périmètre — c’est le cadre reconnu des stratégies climat sérieuses.
Quand voit-on les premiers résultats ?
Généralement dès la campagne suivante : un couvert végétal semé après la moisson agit dès l’hiver. Les résultats sont ensuite mesurés et vérifiés chaque année chaque année jusqu’à la fin du projet.
Le prix de 50 € est-il dans le marché ?
Oui : les crédits agricoles labellisés Label Bas-Carbone s’échangent généralement entre 38 et 55 € la tonne en France. La différence ici, c’est la transparence : vous savez exactement où va chaque euro — 81 % du montant vont au territoire, dont la part de l’agriculteur, garantie par contrat.
Mes crédits peuvent-ils être revendus ou spéculés ?
Non. Ici, un crédit n’est jamais remis en circulation : dès que la tonne est constituée, Agriculteurs de Vendée la retire du registre du Label Bas-Carbone, pour votre compte. Un crédit retiré est annulé définitivement — personne ne peut plus le transférer ni le réutiliser. Pas de revente, pas de spéculation : votre argent finance le projet, point.