Mesurer · Choisir · Contribuer

L’empreinte de vos vacances, au kilo près.

Quelques questions simples, puis vous choisissez la ferme qui portera ce que vous avez émis. Deux minutes, et vous savez exactement qui vous soutenez, où, et pour quoi faire.

1Vos vacances
Étape 1 sur 5 2 minutes, pas plus

Votre trajet

D’où venez-vous, et où allez-vous ?

Votre score carbone s’affiche à la dernière étape
Votre itinéraire s’affichera ici
Votre empreinte à la finRépondez aux quelques questions à gauche. On additionne vos postes, et on vous montre le résultat d’un coup — avec le détail de chaque ligne.
  • Votre trajet
  • Comment vous venez
  • Votre séjour
  • Une fois sur place
  • Votre score carbone
2Votre empreinte
3Votre ferme
4Votre contribution
Comment on calcule — la méthode en entier

Le principe

On additionne quatre postes : le trajet, l’hébergement, les repas et les déplacements sur place. Tout est exprimé en CO₂e — l’équivalent CO₂, qui ramène tous les gaz à effet de serre à une unité commune.

Les facteurs sont en cycle de vie : ils incluent la fabrication du véhicule, son entretien et sa fin de vie, pas seulement le carburant brûlé. Une voiture électrique n’est donc pas à zéro — sa batterie a un coût carbone, amorti sur la durée de vie du véhicule.

1. Voyageurs : partager ou multiplier

C’est le point qui change tout. Dans une voiture, quatre personnes se partagent un seul véhicule : les émissions du trajet ne sont pas multipliées par quatre. En avion ou en train, chacun occupe son siège : elles le sont. L’hébergement et les repas, eux, se comptent toujours par personne.

2. La distance

Calculée à vol d’oiseau entre les deux villes, puis corrigée d’un facteur de détour : une route ne va jamais tout droit (× 1,25), une voie ferrée non plus (× 1,20), et même un avion rallonge (× 1,08).

Pour trouver les coordonnées des villes que vous tapez, nous interrogeons l’API Adresse de data.gouv.fr (service public de l’État) pour les communes françaises, et Photon (OpenStreetMap) pour l’étranger. Seul le nom de la ville quitte votre navigateur : ni votre mode de transport, ni le nombre de voyageurs, ni le résultat ne sont transmis, et rien n’est conservé.

3. Les facteurs par mode

Modeg CO₂e / km
TGV2,9 g
TER27,7 g
Autocar37,6 g
Moto
par km de véhicule — partagé entre occupants
214,7 g
Vélo0,17 g
Marche0 g

Le vélo n’est pas à zéro : sa fabrication, amortie sur sa vie, vaut 0,17 g/km. Seule la marche est réellement à zéro.

4. L’avion : la distance change tout

Le décollage et la montée consomment énormément, et cette dépense est amortie sur d’autant moins de kilomètres que le vol est court. Un court-courrier émet donc bien plus par kilomètre qu’un long-courrier.

Les effets non-CO₂ en altitude — traînées de condensation, oxydes d’azote — sont déjà inclus dans ces facteurs, où ils pèsent près de la moitié du total. Il ne faut donc surtout pas leur ajouter un « forçage radiatif » par-dessus : ce serait les compter deux fois.

Palier (sur l’aller)g CO₂e / voyageur.km
Vol court-courrier
moins de 1 000 km
258 g
Vol moyen-courrier
1 000 à 3 500 km
187 g
Vol long-courrier
plus de 3 500 km
152 g

5. La classe de vol

Un siège d’affaires occupe la place de plusieurs sièges économiques. Les émissions de l’appareil étant réparties entre ses passagers, un voyageur qui prend plus de place en porte une part plus grande. Coefficients DEFRA.

ClasseCoefficient
Économique× 1
Premium éco× 1,6
Affaires× 2,9
Première× 4

6. La voiture

Véhiculeg CO₂e / km de véhicule
Essence218 g
Diesel205 g
Hybride148 g
Électrique103 g
Gabarit Citadine× 0,85
Gabarit Compacte× 1
Gabarit Berline× 1,12
Gabarit SUV, monospace× 1,45

7. L’hébergement

Énergie du bâtiment, entretien, blanchisserie et amortissement de la construction. Les repas et le transport n’y sont pas comptés : ils font l’objet de postes séparés, donc rien n’est compté deux fois.

Hébergementkg CO₂e / nuit / personne
Camping1,4 kg
Chez des proches2,5 kg
Gîte, location5,3 kg
Hôtel6,9 kg
Résidence secondaire7 kg

Ces valeurs sont par personne, pas par logement. C’est la « nuitée » au sens de l’INSEE : « deux personnes séjournant trois nuits dans un hôtel comptent pour six nuitées ». Nous multiplions donc par le nombre de voyageurs. Contrairement à la voiture, l’hébergement ne se partage pas : le facteur intègre déjà la mutualisation du bâtiment.

Pourquoi l’hôtel est au-dessus du gîte. On lit souvent 4,3 kg pour l’hôtel : c’est en réalité la moyenne « hébergement marchand » de l’ADEME, qui mélange hôtels, campings et villages-vacances — et les campings, un tiers des nuitées, tirent cette moyenne vers le bas. L’utiliser pour l’hôtel, tout en gardant une ligne camping séparée, revenait à compter deux fois la même chose. Nous retenons le seul chiffre réellement spécifique à l’hôtellerie : 6,9 kg (ADEME, affichage environnemental des hôtels, 2020, une centaine d’hôtels français mesurés, hors petit-déjeuner). Ménage quotidien, blanchisserie, climatisation et parties communes coûtent bel et bien plus cher qu’un gîte.

Deux réserves que nous assumons : le camping (1,4) vient de l’outil Impact CO₂ de l’ADEME et n’est pas dérivable du rapport source ; « chez des proches » (2,5) ne couvre que l’énergie, la construction en étant explicitement exclue — il est donc plus bas que les autres pour une raison de périmètre, pas de vertu.

8. Les repas

Ce que vous mangezkg CO₂e / repas
Souvent de la viande rouge4,97 kg
Mixte (un peu de tout)2,4 kg
Plutôt viande blanche1,5 kg
Végétarien0,85 kg

Ces facteurs couvrent la production des aliments, pas la cuisson ni le service : un repas au restaurant est donc plutôt sous-estimé.

9. Ce que nous ne comptons pas

Les achats, souvenirs et loisirs marchands ne sont pas comptés. Le seul moyen crédible de les chiffrer serait un ratio par euro dépensé — or deux personnes qui dépensent la même somme, l’une au restaurant, l’autre en électronique, n’émettent pas du tout la même chose. Nous préférons ne pas compter ce poste, et vous le dire, plutôt que de le compter mal et vous le facturer. Votre empreinte réelle est donc un peu supérieure à notre estimation.

Nos sources, et ce qu’elles valent

Transports : ADEME, Base Carbone. Nous retenons le facteur voiture historique (≈ 218 g/km en essence) plutôt que le millésime 2025 (≈ 170 g/km), parce que ce dernier suppose une consommation réelle peu crédible (un diesel moyen à 3,6 L/100 km) et que le référentiel britannique DEFRA corrobore la valeur haute. C’est un choix, nous l’assumons et nous l’écrivons.
Classes de vol : DEFRA 2025.
Hébergement : ADEME, Bilan des émissions de GES du secteur du tourisme en France (données 2022, fig. 31) pour le gîte et la résidence secondaire ; ADEME, affichage environnemental des hôtels (2020) pour l’hôtel ; Impact CO₂ (ADEME) pour le camping. Unité : la nuitée INSEE, soit une personne pour une nuit.
Repas : ADEME / Agribalyse 3.2 (2025).

Ce calculateur donne des ordres de grandeur destinés à sensibiliser : votre voiture, votre hébergement réel et l’avion effectivement affrété par votre compagnie s’écarteront toujours un peu de la moyenne. Ce n’est pas un bilan carbone réglementaire — et compenser ne remplace jamais réduire.